3 des forets classée du sénégal en dégradation

mardi 21 mars 2017

ERROSIOIN COTIERE AU SENEGAL

v Objectif Général :
 Mettre en évidence, mesurer et analyser les phénomènes d’érosion et d’accumulation le long de la côte afin de mieux connaître leur ampleur.

L’érosion côtière consiste en un arrachement des matériaux constituant les plages, dunes ou falaises, qu’il s’agisse des sédiments comme le sable ou la terre ou des roches. Ces matériaux sont ensuite transportés vers la mer où, généralement, ils se déposent sur le plateau continental.

Cet arrachement a pour effet d’entraîner le recul du trait de côte, c’est-à-dire de la limite atteinte par la haute mer, lors d’une grande marée, dans des conditions météorologiques normales.





L’idée de base autour de cet Exposé sur l’érosion côtière est d’outiller les décideurs et les gestionnaires  du milieu afin de développer des méthodes d’adaptation applicables qui tiendront compte des réalités économiques, sociales et environnementales du milieu.

L’érosion côtière est perçue depuis quelques années comme le recul accéléré des côtes, en grande partie dû aux changements climatiques récents. Toutefois, plusieurs témoignages et des photos historiques nous rappellent que le recul des côtes ne date pas des récentes années. Les environnements terrestre et marin sont en constante évolution et les côtes qui sont une zone d’interface, s’adaptent constamment à ces modifications de façon à établir un équilibre.

Cette évolution dynamique, qui a cours depuis des millions d’années, pose désormais aux communautés côtières d’importants défis d’adaptation. Depuis quelques années, cette évolution naturelle s’accélère et devient une problématique sérieuse au Sénégal.

• photographies aériennes de Saly portudal
-IGN (1954) : 1/50 000
-IGN (1978) : 1/60 000
-Jica (1989) : 1/60 000
• Images optiques

- Quick bird (2001) : 1/10 000 ; résolution 1,2 m
- Quick bird (2007) : 1/10 000 ; résolution 1,2 m

v Ligne de référence du trait de côte : limite supérieure de la plage ou limite de la végétation naturelle 
Il ressort aujourd’hui que l’érosion n’est pas un phénomène nouveau dans le littoral sénégalais. Puisque comme nous l’avons vu à travers cette étude depuis 1954 la petite côte en particulier connaît des phases érosives liées peut être sa configuration naturelle (succession de caps et baies).
Cependant on note une recrudescence du phénomène d’érosion dans le temps lié à un déficit sédimentaire, aux modes d’occupation, aux différentes utilisations et surtout à la l’édification non contrôlée d’ouvrages de protection dans cet espace. Si l’on se fie aux projections futures sur le climat, l’élévation du niveau de la mer consécutif aux changements climatiques aura des conséquences très néfastes sur cet environnement déjà très fortement fragilisé.
Une prise de conscience de l’ensemble des acteurs : Etat, les structures publiques ou privées les acteurs du domaine côtiers s’impose ainsi que des actions concertées et une réglementation stricte dotée de moyens de sa mise en œuvre.  



Lamine Sarr

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