v Objectif Général :
Mettre en évidence,
mesurer et analyser les phénomènes d’érosion et d’accumulation le long de la
côte afin de mieux connaître leur ampleur.
L’érosion côtière consiste en un arrachement des
matériaux constituant les plages, dunes ou falaises, qu’il s’agisse des
sédiments comme le sable ou la terre ou des roches. Ces matériaux sont ensuite
transportés vers la mer où, généralement, ils se déposent sur le plateau
continental.
Cet arrachement a pour effet d’entraîner le recul du
trait de côte, c’est-à-dire de la limite atteinte par la haute mer, lors d’une
grande marée, dans des conditions météorologiques normales.
L’idée de base autour de cet Exposé sur l’érosion côtière est
d’outiller les décideurs et les gestionnaires
du milieu afin de développer des méthodes d’adaptation applicables qui
tiendront compte des réalités économiques, sociales et environnementales du
milieu.
L’érosion côtière est
perçue depuis quelques années comme le recul accéléré des côtes, en grande
partie dû aux changements climatiques récents. Toutefois, plusieurs
témoignages et des photos historiques nous rappellent que le recul des côtes ne
date pas des récentes années. Les environnements terrestre et marin sont en
constante évolution et les côtes qui sont une zone d’interface, s’adaptent
constamment à ces modifications de façon à établir un équilibre.
Cette évolution dynamique, qui a cours depuis des millions
d’années, pose désormais aux communautés côtières d’importants défis d’adaptation.
Depuis quelques années, cette évolution naturelle s’accélère et devient une
problématique sérieuse au Sénégal.
• photographies aériennes de Saly portudal
-IGN (1954) : 1/50
000
-IGN (1978) : 1/60
000
-Jica (1989) :
1/60 000
• Images optiques
- Quick bird
(2001) : 1/10 000 ; résolution 1,2 m
- Quick bird
(2007) : 1/10 000 ; résolution 1,2 m
v Ligne de référence du trait
de côte : limite supérieure de la plage ou limite de la végétation naturelle
Il
ressort aujourd’hui que l’érosion n’est pas un phénomène nouveau dans le
littoral sénégalais. Puisque comme nous l’avons vu à travers cette étude depuis
1954 la petite côte en particulier connaît des phases érosives liées peut être
sa configuration naturelle (succession de caps et baies).
Cependant
on note une recrudescence du phénomène d’érosion dans le temps lié à un déficit
sédimentaire, aux modes d’occupation, aux différentes utilisations et surtout à
la l’édification non contrôlée d’ouvrages de protection dans cet espace. Si
l’on se fie aux projections futures sur le climat, l’élévation du niveau de la
mer consécutif aux changements climatiques aura des conséquences très néfastes
sur cet environnement déjà très fortement fragilisé.
Une
prise de conscience de l’ensemble des acteurs : Etat, les structures publiques
ou privées les acteurs du domaine côtiers s’impose ainsi que des actions
concertées et une réglementation stricte dotée de moyens de sa mise en œuvre.
Lamine Sarr




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